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Déclaration des Egyptiens de France : Non à la répression des manifestants en Egypte

décembre 22, 2011
  • Nous, signataires de cette déclaration, dénonçons et condamnons l’agression criminelle depuis le 16 décembre contre les manifestants pacifistes occupant le trottoir du conseil des ministres.
  • Nous dénonçons les mensonges du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui nie que l’armée ait tiré sur les manifestants pacifistes désarmés. Ces allégations ont été démenties par les témoignages des manifestants et les vidéos transmises sur facebook ou par les médias qui montrent des militaires tirant sur les manifestants.
  • Nous refusons les tentatives du CSFA de diviser le peuple en dénigrant les révolutionnaires qui dénoncent ses manoeuvres contre les revendications et pour faire avorter la révolution. Le CSFA accuse  les révolutionnaires de l’insécurité et de la récession économique. Or, le CSFA et ses gouvernements successifs en portent l’entière responsabilité, car ils ont le monopole du pouvoir depuis février dernier.
  • Nous refusons tout dialogue avec le Conseil militaire et ses gouvernements pour gagner du temps sans satisfaire les revendications du peuple et maintenir le régime antérieur.
  • Nous signataires, affirmons notre soutien total à la lutte du Peuple, guidée  par les révolutionnaires sur la place Tahrir au Caire et sur toutes les places d’Égypte.
  •  Nous soutenons aussi les luttes de millions d’Egyptiens qui tous les jours, manifestent, font grève ou occupent leurs lieux de travail ou des lieux publics. Il réclamant le renvoi et le jugement des responsables de la corruption, et des mesures immédiates et concrètes pour la justice sociale,  et pour un régime démocratique qui garanti le droit à la citoyenneté, la liberté et la dignité.

Nous signataires exigeons :

  1. l’arrêt immédiat et total de la violence de l’armée, de la police et de leurs auxiliaires (baltaguis) qui depuis vendredi 16 décembre ont tué au moins 12 manifestants, en ont blessé plus de 850 et arrêté des centaines, dont beaucoup ont été torturés.
  2. le transfert immédiat du pouvoir du CSFA à un conseil présidentiel civil de personnalités patriotiques connues pour leur compétence et leur probité;  la formation d’un gouvernement de salut national responsable du rétablissement de la sécurité, de la satisfaction des revendications économiques et sociales urgentes, et du contrôle de la troisième phase des élections  parlementaires, du transfert du pouvoir au parlement et au président de la république élus.
  3. réaffirmer les droits de manifester d’occuper et de faire grève, les protéger, sanctionner les atteintes à ces droits et les tentatives de les faire cesser par la force.
  4. la formation immédiate d’une commission indépendante d’enquête juridique sur tous les responsables militaires et civils dans toutes les violations des droits et crimes perpétrés contre les citoyens égyptiens au cours de la répression devant le conseil des ministres (16- décembre) rue Mohamed Mahmoud (19-22 novembre), devant Maspéro (9 octobre) etc. depuis le 25 janvier 2011, ainsi que sur l’incendie criminel de la bibliothèque scientifique égyptienne à côté du Conseil des ministres (16 décembre).
  5. la libération immédiate des manifestants arrêtés  sans fondement juridique,  incarcérés détenus ou condamnés dans les prisons militaires, les locaux de la police ou tout autre lieu, du fait de leur participation aux manifestations devant le Conseil des ministres ou dans les manifestations précédentes. Nous rendons les autorités entièrement responsables de la sécurité et de l’intégrité de ces personnes arrêtées incarcérées ou détenues.

Le peuple égyptien qui s’est soulevé et a défendu sa révolution ne permettra ni de gaspiller le sang de ses concitoyens ni d’entraver le processus démocratique qu’il a voulu dès le début de sa révolution. Les signataires, de concert avec les mouvements populaires et de défense des droits qui soutiennent la révolution égyptienne :

  1. exigent des gouvernements européens et des Etats-Unis, qui prétendent défendre les droits humains, qu’ils cessent immédiatement de livrer des armes, gaz lacrymogènes et autres instruments de répression ou d’espionnage des manifestants (informatiques ou autres) ou les aides financières permettant aux autorités égyptiennes de se les procurer.
  2. s’engagent à lancer une campagne médiatique pour rétablir les faits sur la répression considérable en Égypte.

Coalition de Citoyens et associations égyptiennes
Paris, le 21 novembre
2011

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