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MEETING DE SOLIDARITÉ

février 14, 2011

Mardi 15 février 2011 à 18 h 30, à la Bourse du travail,
3 rue du Château d’Eau ,
75010 Paris, métro République

« Le peuple, ça y est, « khalass », il a fait chuter le régime »

Moubarak a été dégagé, la Constitution suspendue et le Parlement dissous. Une période de transition politique de 6 mois a été annoncée par l’armée, au cours de laquelle la Constitution devrait être modifiée, notamment pour permettre de nouvelles élections, et un référendum organisé pour avaliser ces changements.

Comment en est-on arrivé là ? Retour sur la révolution déclenchée le 25 janvier 2011 en Egypte, et sur le mouvement de solidarité en France, qui a vu converger Egyptiens et Tunisiens, unis derrière la figure de Mohamed Bouazizi, ce chômeur diplômé de Sidi-Bouzid qui a sacrifié sa vie pour dire NON à la hogra – le mépris et l’injustice – d’un régime policier, et dont le geste a été l’étincelle qui a lancé la nouvelle révolution populaire arabe.

Près d’une centaine d’associations, de collectifs et d’ONG françaises, expressions de la société civile, des mouvements sociaux  ou de la scène politique, a exprimé dans de nombreuses villes du pays sa solidarité avec la lutte du peuple égyptien pour la liberté, la dignité, la démocratie et la justice sociale. Des liens se multiplient avec les ONG égyptiennes des droits de l’homme, avec les syndicats indépendants, et bien sûr avec la jeunesse branchée sur les « réseaux sociaux » d’internet.

Des délégations internationales se sont rendues place Tahrir pour soutenir le soulèvement, et pour enquêter sur sa sanglante répression, qui a fait des centaines de morts, des milliers de blessés, hommes, femmes et enfants. A Paris, le Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien, accompagné de représentants français  ( Union syndicale Solidaires, CGT, EELV, PCF, PG ) et du comité Sidi-Bouzid Solidarité, ont interpellé le Quai d’Orsay sur la duplicité du discours du gouvernement français qui exporte son « savoir-faire sécuritaire » et « conseille » des régimes honnis,  tarde à condamner leurs crimes, les détentions à grande échelle et la torture, et continue à expulser immigrés tunisiens, égyptiens et autres.

L’opinion publique, à Paris notamment, a découvert une communauté égyptienne diverse et dynamique, soucieuse de s’exprimer et de s’organiser de manière autonome tout en cherchant à établir le contact avec la solidarité arabe et française.

Enfin, les révolutions populaires en cours en Tunisie, en Egypte et dans d’autres pays arabes bousculent les idées reçues sur les forces en présence et des alliances se nouent, y compris avec les composantes démocratiques musulmanes, hors des normes habituellement en vigueur dans les représentations occidentales. Dès lors, certains s’inquiètent pour Israël, et de fait, les bouleversements géo-stratégiques à venir ne manqueront pas de redistribuer les cartes sur la question palestinienne, et en particulier de Gaza.

Les peuples arabes ont d’ores et déjà gagné la bataille pour la Dignité retrouvée. Commence une âpre lutte pour créer les conditions nouvelles pour la liberté d’expression, d’association, d’aller et venir, pour garantir des élections libres et démocratiques, la fin de l’état d’exception, et pour lancer de nouvelles politiques économiques et sociales, qui mettent au centre le pouvoir au peuple…

Autour de ces différents enjeux, le Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien vous convient à ce meeting pour en discuter autour
– des Egyptiens de Paris et des membres du Comité,
– de Violette Daguerre, présidente de la Commission arabe des droits humains ( ACHR ), Georges Henri Beauthier ( avocat ex-président LDH Belgique, Philippe Favart ( juge belge ), membres de la délégation internationale mandatée par la Commission arabe des droits humains ( ACHR ) de retour d’Egypte, et de Haytham Manna ( ACHR ),
– de Tarek Ben Hiba du Comité Sidi-Bouzid,
– de Annick Coupé ( Union syndicale SOLIDAIRES ) et Omar El Shaféï ( sur le mouvement ouvrier égyptien ),
– de Tewfik Allal ( collectif Algérie )
– de Richard Labevière
et de nombreux autres invités surprise.

Comme on n’oublie pas l’esprit de fête des révolutions arabes en cours, Mohamed Bhar nous interprètera aussi ses  nouvelles compositions sur la Tunisie, ainsi que le répertoire du célèbre Cheikh Imam, sur des poèmes d’Ahmed Fouad Negm, et Cherine Al Ansari nous enchantera avec quelques uns de ses contes.

3 commentaires leave one →
  1. roza fifi permalink
    février 14, 2011 3:18

    ce qui me chagrine le plus c’est la mort des jeunes étudiants et étudiantes .A ALLAH NOUS APPARTENONS,ET A
    LUI NOUS RETOURNONS.

  2. Camio permalink
    février 15, 2011 8:02

    Bonjour,

    Bravo pour votre détermination et votre courage. Vous êtes en train d’écrire une nouvelle page de fraternité entre les peuples, vous préparez un avenir radieux pour nos enfants.
    Je suis à Bordeaux, je ne pourraia pas me déplacer à Paris, mais ma conscience me guide vers le militantisme des droits de l’homme ou lieu de se tourner vers une société individualiste et consumériste.
    Nous avons la paix car de nombreux citoyens s’engagent et luttent!
    C’est au prix d’immenses sacrifices que nous avançons vers la démocratie, l’égalité, et la justice sociale.

    Bravo, nous vous soutenons…

    Comment agir au quotidien?
    De quoi avez vous besoin?
    Quelles sont les actions engagéés à Bordeaux?

    Condoléance, pour vos martyr, héros de la résistance.
    Alexis

Trackbacks

  1. LE PARI(S) DES RÊVOLUTIONS ARABES «

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