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« CINEMA TAHRIR  » – Demandez le programme

janvier 19, 2012
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CINEMA TAHRIR
des films & des débats à partir du 25 Janvier 2012
LA RÉVOLUTION CONTINUE..!

Beaucoup a été dit sur la révolution égyptienne, mais, hormis les images formatées d’actualités télévisées, peu de choses ont été vues de la formidable explosion des images tournées pendant et après les 18 premiers jours : films amateurs, professionnels, documentaires ou de fictions, clips ou longs métrages …

La révolution égyptienne s’accompagne en effet d’une libération sans précédent de la parole, de l’imagination, des regards, qui ont su profiter de nouvelles technologies légères (téléphones portables, caméras souples) pour filmer le peuple acteur de sa révolution. Parce qu’elle a su s’emparer des images, dans une Égypte acquise dès ses débuts au 7ème art, faute d’être actrice de son destin, parce qu’elle a su se mettre en scène, la révolution a pu conquérir le monde et renforcer la lutte contre la dictature de Moubarak et de ses hommes, écrasant et renvoyant au passé la propagande de la télévision d’Etat.

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Tahrir : 25 janvier – 1 an après

janvier 11, 2012

CINEMA TAHRIR
des films & des débats à partir du 25 Janvier 2012
LA RÉVOLUTION CONTINUE!…

« TAHRIR, place de la Libération », un documentaire de Stefano Savona (France, 1h30)

SYNOPSIS

Le Caire, février 2011. Elsayed, Noha, Ahmed sont de jeunes Egyptiens et ils sont en train de faire la révolution. Ils occupent la Place jour et nuit, ils parlent, crient, chantent avec d’autres milliers d’Egyptiens tout ce qu’ils n’ont pu dire à haute voix jusque-là.

Les répressions sanguinaires du régime attisent la révolte ; à Tahrir on résiste, on apprend à discuter et à lancer des pierres, à inventer des slogans et à soigner les blessés, à défier l’armée et à préserver le territoire conquis : un espace de liberté où l’on s’enivre de mots.

Tahrir est un film écrit par les visages, les mains, les voix de ceux qui ont vécu ces journées sur la Place. C’est une chronique au jour le jour de la révolution, aux côtés de ses protagonistes.

« Sélection officielle » du festival du film de Locarno, 2011 ; Ouverture des États Généraux du film documentaire, Lussas 2011 ; Ouverture du Mois du documentaire, Paris 2011.

Sortie nationale du film Tahrir – place de la Libération le mercredi 25 janvier 2012

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L’ARMEE ET L’ECONOMIE EN EGYPTE

décembre 30, 2011

Des entreprises appartenant à l’armée produisent pâtes, eau minérale, bonbonnes de gaz, ou encore gèrent des stations-service, des complexes touristiques…Toute information à ce sujet devrait-elle être classée « secret défense » ? Et débattre en public des entreprises concernées par ces activités, est-ce un « crime de haute trahison » ? A en croire les dirigeants des forces armées égyptiennes, la réponse serait « oui ».

Jusqu’à aujourd’hui, le rôle de l’armée dans l’économie égyptienne reste un des tabous majeurs dans le pays. Durant les trente dernières années, l’armée s’est appliquée a dissimuler toutes informations concernant ses énormes intérêts dans l’économie nationale. Les Forces armées égyptiennes possèdent un pan entier de l’économie. De 25 à 45 %, selon certaines estimations. Des généraux de l’armée et des colonels gèrent des compagnies, malgré leur manque d’expérience, de formation, et des qualifications nécessaires.

Les intérêts économiques de l’armée englobent une panoplie  d’activités diversifiées et rentables, allant de la vente et l’achat dans l’immobilier pour le compte du gouvernement, aux services de nettoyage, des cafétérias à la gestion de stations-service, de l’élevage de bétail aux produits alimentaires, en passant par la fabrication de sets de table en plastique … Toute information concernant ces activités est déjà disponible sur les sites Web de ces sociétés et de ces usines, qui, publiquement, divulguent fièrement qu’elles appartiennent à l’armée. Pourtant, l’institution militaire insiste pour déclarer illégale toute mention publique de ces activités.

Pourquoi le budget de l’armée égyptienne n’est-il pas publié ? Est-ce parce que cela concerne la défense nationale ? Pas vraiment.

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Entretien avec Ahmed Seif el Islam

décembre 28, 2011

Liberté pour Alaa Abdel Fattah : pas de procès militaires pour les prisonniers politiques égyptiens.

 

Ahmed Seif El Islam Hamad. © 2011 Amnesty International

Alaa Abdel Fattah, blogueur, activiste révolutionnaire, vient d’être libéré – en attente de son jugement – ainsi que la plupart des prisonniers politiques arrêtés suite au massacre de Maspero du 9 octobre, au pied de la tour de radio et télévision d’Etat du Caire. L’armée égyptienne est toujours accusée d’avoir tué 27 manifestants, la plupart coptes, protestant contre la destruction d’une église près d’Assouan. Alaa Abdel Fattah, descendu dans la rue après l’annonce du massacre avait été arrêté le 30 octobre et accusé d’incitation « à manifester, à la violence, d’agression contre des membres de l’armée, de destruction de biens, et de vol d’armes » par un tribunal militaire. 

Son père Ahmed Seif el Islam, fondateur et directeur du centre Hicham Moubarak pour les droits de l’homme, connait bien la prison où le régime de Moubarak l’a déjà enfermé et torturé 5 ans. Le 7 décembre, alors qu’Alaa était encore détenu, il nous a reçu dans une clinique, en famille, en présence de sa femme, Leila, qui a mis fin à sa grève de la faim, sa fille, Mona, et la femme d’Alaa, Manal, qui a mis au monde un fils, Khaled, en souvenir de Khaled Said, torturé et assassiné par la police d’Alexandrie, à l’origine du mouvement révolutionnaire égyptien du 25 janvier 2011. Retour sur une bataille qui continue et une première victoire.

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16 – 19 décembre 2011 – le film des événements au jour le jour

décembre 23, 2011
Le 16 décembre, Aboudy, un jeune fan des Ultras est kidnappé par des militaires près du sit-in (contre la récente nomination du 1er ministre K. Ganzouri) devant le Conseil des ministres. Il sera retrouvé à l’hôpital, défiguré. Alors que la protestation gronde, policiers et militaires chargeront les jours suivants pour disperser les manifestants avec une extrême brutalité, ciblant en particulier les enfants des rues et les familles des martyrs, mais aussi les médecins, les militants ou personnalités connus – dont le cheikh d’Al Azhar Emad Effat – et les femmes. Il y aura au moins 17 morts et des centaines de blessés. Les tentes sur la place Tahrir sont brûlées. Mais les manifestants reviendront. Parmi eux, les femmes de tous âges et de toutes générations, qui se mobiliseront en masse…
images par le collectif mosireen.org

SOIREE DE SOLIDARITE AVEC LA REVOLUTION POPULAIRE D’EGYPTE, DE TUNISIE, DE SYRIE, DE PALESTINE

décembre 22, 2011


 CONTRE LA RÉPRESSION ET LA DICTATURE MILITAIRE

 

VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2011, 19H30

CICP, 23 ter rue Voltaire Paris 11ème
M° RUE DES BOULETS LIGNE 9

http://www.facebook.com/events

INTERVENTIONS ARTISTIQUES ET POLITIQUES

Avec Hicham Gad et ses invités : Abeer Palestine,
Emad abu Ammar, Tunisie, Mustapha Fahmi, Égypte…
Chaque intervention sera précédée d’interventions artistiques et de films
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Déclaration des Egyptiens de France : Non à la répression des manifestants en Egypte

décembre 22, 2011
  • Nous, signataires de cette déclaration, dénonçons et condamnons l’agression criminelle depuis le 16 décembre contre les manifestants pacifistes occupant le trottoir du conseil des ministres.
  • Nous dénonçons les mensonges du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui nie que l’armée ait tiré sur les manifestants pacifistes désarmés. Ces allégations ont été démenties par les témoignages des manifestants et les vidéos transmises sur facebook ou par les médias qui montrent des militaires tirant sur les manifestants.
  • Nous refusons les tentatives du CSFA de diviser le peuple en dénigrant les révolutionnaires qui dénoncent ses manoeuvres contre les revendications et pour faire avorter la révolution. Le CSFA accuse  les révolutionnaires de l’insécurité et de la récession économique. Or, le CSFA et ses gouvernements successifs en portent l’entière responsabilité, car ils ont le monopole du pouvoir depuis février dernier.
  • Nous refusons tout dialogue avec le Conseil militaire et ses gouvernements pour gagner du temps sans satisfaire les revendications du peuple et maintenir le régime antérieur.
  • Nous signataires, affirmons notre soutien total à la lutte du Peuple, guidée  par les révolutionnaires sur la place Tahrir au Caire et sur toutes les places d’Égypte.
  •  Nous soutenons aussi les luttes de millions d’Egyptiens qui tous les jours, manifestent, font grève ou occupent leurs lieux de travail ou des lieux publics. Il réclamant le renvoi et le jugement des responsables de la corruption, et des mesures immédiates et concrètes pour la justice sociale,  et pour un régime démocratique qui garanti le droit à la citoyenneté, la liberté et la dignité.

Nous signataires exigeons :

  1. l’arrêt immédiat et total de la violence de l’armée, de la police et de leurs auxiliaires (baltaguis) qui depuis vendredi 16 décembre ont tué au moins 12 manifestants, en ont blessé plus de 850 et arrêté des centaines, dont beaucoup ont été torturés.
  2. le transfert immédiat du pouvoir du CSFA à un conseil présidentiel civil de personnalités patriotiques connues pour leur compétence et leur probité;  la formation d’un gouvernement de salut national responsable du rétablissement de la sécurité, de la satisfaction des revendications économiques et sociales urgentes, et du contrôle de la troisième phase des élections  parlementaires, du transfert du pouvoir au parlement et au président de la république élus.
  3. réaffirmer les droits de manifester d’occuper et de faire grève, les protéger, sanctionner les atteintes à ces droits et les tentatives de les faire cesser par la force.
  4. la formation immédiate d’une commission indépendante d’enquête juridique sur tous les responsables militaires et civils dans toutes les violations des droits et crimes perpétrés contre les citoyens égyptiens au cours de la répression devant le conseil des ministres (16- décembre) rue Mohamed Mahmoud (19-22 novembre), devant Maspéro (9 octobre) etc. depuis le 25 janvier 2011, ainsi que sur l’incendie criminel de la bibliothèque scientifique égyptienne à côté du Conseil des ministres (16 décembre).
  5. la libération immédiate des manifestants arrêtés  sans fondement juridique,  incarcérés détenus ou condamnés dans les prisons militaires, les locaux de la police ou tout autre lieu, du fait de leur participation aux manifestations devant le Conseil des ministres ou dans les manifestations précédentes. Nous rendons les autorités entièrement responsables de la sécurité et de l’intégrité de ces personnes arrêtées incarcérées ou détenues.

Le peuple égyptien qui s’est soulevé et a défendu sa révolution ne permettra ni de gaspiller le sang de ses concitoyens ni d’entraver le processus démocratique qu’il a voulu dès le début de sa révolution. Les signataires, de concert avec les mouvements populaires et de défense des droits qui soutiennent la révolution égyptienne :

  1. exigent des gouvernements européens et des Etats-Unis, qui prétendent défendre les droits humains, qu’ils cessent immédiatement de livrer des armes, gaz lacrymogènes et autres instruments de répression ou d’espionnage des manifestants (informatiques ou autres) ou les aides financières permettant aux autorités égyptiennes de se les procurer.
  2. s’engagent à lancer une campagne médiatique pour rétablir les faits sur la répression considérable en Égypte.

Coalition de Citoyens et associations égyptiennes
Paris, le 21 novembre
2011